Journal du Laser

Utilisation et usages appliqués du laser, le laser dans les sciences et la recherche scientifique

28

Avr

2014

La spectroscopie Raman : le laser au service de l’archéologie

Le laser peut révéler le passé ! Grâce à la spectroscopie Raman, une technique utilisant un rayon laser pour analyser des objets ou des œuvres d’art sans les détériorer. Parfait pour l’archéologie quand il s’agit d’étudier peintures rupestres, pièces de musée ou bien des vitraux comme un article de l’excellent journal du CNRS intitulé « Quand le laser révèle le passé » le prouve.

Spectroscopie Raman (Laser)

CNRS Photothèque / C. Frésillon

Le grand Bouddha Amida du musée Cernuschi a pu être étudié par les scientifiques du laboratoire Monaris (ex-Ladir).

Spectroscopie Raman (Laser)

CNRS Photothèque / C. Frésillon

L’analyse par spectroscopie Raman est particulièrement intéressante pour déterminer l’état de conservation et les techniques d’élaboration de cet objet. Il a ainsi été possible d’étudier la patine et des traces de corrosion du piédestal en fleur de lotus de cette colossale statue de bronze en provenance du Japon et datant du XVIIe siècle.

Spectroscopie Raman (Laser)

CNRS Photothèque / C. Frésillon

Les chercheurs Philippe Colomban et Aurélie Tournié ont pu recueillir des données sur la patine et les traces de corrosion de ces grues en bronze datant du milieu du XVIIIe au début du XIXe siècle et provenant d’un jardin japonais.

Spectroscopie Raman (Laser)

CNRS Photothèque / C. Frésillon

Les deux chercheurs ont aussi analysé la composition des verres des vitraux de la Sainte-Chapelle de l’île de la Cité datant du XIIIe siècle. Ils ont ainsi pu identifier les pièces qui ont été remplacées ou restaurées sur ces vitraux qui datent du Moyen Âge.

Spectroscopie Raman (Laser)

CNRS Photothèque / C. Frésillon

Le point d’impact du faisceau laser sur les vitraux extérieurs de la rosace datant du XVe siècle est visible à l’intérieur de l’intérieur de la chapelle.

Spectroscopie Raman (Laser)

CNRS Photothèque / C. Frésillon

Le musée du quai Branly a aussi pu bénéficier d’une étude par spectroscopie Raman de quelques pièces nouvellement acquises ou devant être présentées au public. Comme par exemple, cette coiffe Tupinamba provenant du Brésil dont l’analyse de ces perles permettra de savoir quand et comment elles ont été élaborées.

Spectroscopie Raman (Laser)

CNRS Photothèque / L. Ronat

Dans le parc national du Giant’s Castle, en Afrique du Sud; on trouve un les montagnes uKhahlamba-Drakensberg abritant de des peintures rupestres du peuple San qui sont vieilles de 3000 ans. Un spectromètre Raman portable a permis d’étudier la composition des pigments et l’état de conservation des ces œuvres inestimables.

Spectroscopie Raman (Laser)

CNRS Photothèque / L. Ronat

Sur cette peinture représentant un lion bondissant, la tête tête de mesure du spectromètre Raman focalise le rayon laser sans aucun risque pour l’œuvre analysée. Grâce au spectromètre Raman, les scientifiques et archéologues espèrent toujours mieux comprendre la création et la symbolique des objets de notre Histoire.

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